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NON AU RACISME
NON À LA VIOLENCE
NON AUX NÉGATIONNISMES
NON À L'IGNORANCE
OUI AU SAVOIR ET À L'ÉTUDE
L'Antisémitisme, son histoire et ses causes suivi de Contre l'antisémitisme
(1894) édition de 1981, collection Le Puits et le pendule, aux éditions de la Différence, Paris, 256 p. (pdf - 850 K)
"Je n'approuve pas l'antisémitisme, c'est une conception étroite, médiocre et incomplète, mais j'ai tenté de l'expliquer. Il n'était pas né sans causes, j'ai cherché ces causes. Ai-je réussi à les déterminer ? C'est à ceux qui liront ces pages d'en décider. Il m'a semblé qu'une opinion aussi universelle que l'antisémitisme, ayant fleuri dans tous les lieux et dans tous les temps, avant l'ère chrétienne et après, à Alexandrie, à Rome et à Antioche, en Arabie et en Perse, dans l'Europe du Moyen Âge et dans l'Europe moderne, en un mot, dans toutes les parties du monde où il y a eu et où il y a des Juifs, il m'a semblé qu'une telle opinion ne pouvait être le résultat d'une fantaisie et d'un caprice perpétuel, et qu'il devait y avoir à son éclosion et à sa permanence des raisons profondes et sérieuses." (Préface)
Cette édition est la seule à contenir, en appendice, les réactions de Lazare à la réception de son livre, avec, en particulier, une polémique avec Édouard Drumont.
English : Antisemitism, its Origins and its Causes
London, 1967, Britons, <pdf > 1 M
An English translation, under the title Antisemitism, Its History and Causes, appeared in London in 1967, by Britons Publishing Company. No name is given for the translator. In fact, this is more an adaptation than a proper translation. Paragraphs are quite often abridged and sometimes altogether suppressed. Serious students should refer to the French original text. Nevertheless, as this book provides a glimpse into an epochal reflection on antisemtism, we follow this text and do not interfere with the translation itself. A US edition was later done on this English publication: University of Nebraska Press, Lincoln, Nebraska, 1995, 208 pages.
Magyar : Antiszemitismus
Version magyare, 101 p. <pdf> 1,1 M (traduit sur la version anglaise).
Ez a könyv
megdönti mind az antiszemitizmus mind a zsidó védekezés
ideológiai alapját.
Tényekbõl indul ki és alaposan tanulmányozza
a zsidó közösségek kapcsolatát
nemzsidó társadalmi környezetükkel. Ez
válasz Drumont zavaros antiszemitizmusára és
annak tükörképére sok zsidó fantáziájában,
melyet saját történelmükrõl képzelnek.
Lazare 1903-ban halt meg, mielõtt még láthatta
volna a cionizmus fejlõdését, melynek õ
volt az elsõ kialakítójainak és kritikusainak
is egyike.
Biographie
-- à prendre avec d'extrêmes précautions,
-- comme tout ce qui sort de Wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Lazare
En lisant aujourd'hui le
livre de Lazare, qui date d'avant l'affaire Dreyfus (dont Lazare
ne s'est occupé qu'à partir de 1895), qu'il contribua
à faire éclater et dont il fut l'un des membres
les plus actifs, il saute aux yeux que ce juif honni des juifs
est, comme le disait Péguy (son confrère en dreyfusisme)
dans son portrait, non le positiviste, l'esprit froid, lucide
et détaché qu'il croyait être, mais un
juif engagé à défendre tout juif contre toute
attaque: "Jamais homme ne se tint à ce point chef
de sa race et de son peuple, responsable pour sa race et pour
son peuple."
Qu'on nous prenne bien au pied de la lettre: par une manoeuvre
conceptuelle, Lazare défend tout juif contre toute attaque,
alors qu'il défend aux antisémites d'attaquer tout
juif. Il existe, pour lui comme pour les antisémites, une
entité sur la nature de laquelle il s'interroge longuement,
qui n'est ni religieuse, ni socio-économique, ni raciale,
mais nationale, qu'il appelle du nom collectif "les Juifs"
et, de plus en plus souvent au fur et à mesure qu'il avance
dans son livre, "le Juif". Son livre est dédié,
dit-il, à la compréhension des causes de ce que
l'on appelle alors, depuis quelques années, "l'antisémitisme".
Mais par son contenu même, il justifie cet "antisémitisme":
s'il y a une entité juive, chacun est libre de l'aimer
ou de ne pas l'aimer, comme n'importe quelle autre entité.
Il existe une France, des Français, on a le droit de les
aimer ou de les détester, ça ne vaut pas condamnation
à mort. On n'a jamais vu criminaliser un sentiment! Mais
Lazare nous montre que nous aurions tort de voir dans la criminalisation
de l'antisémitisme, que nous connaissons par coeur aujourd'hui,
une conséquence naturelle ou logique de l'extermination
des juifs par les nazis (si l'on admet que cet événement
a eu lieu). Inconsciemment, Lazare nous révèle que
le concept d'antisémitisme est inséparable de sa
criminalisation: dans une des lettres à Drumont (publiées
dans Contre l'antisémitisme), il raconte que Drumont
a lancé un concours sur le thème "Des moyens
pratiques d'arriver à l'anéantissement de la puissance
juive en France [...]". Lazare demande à faire partie
du jury et déclare notamment dans sa lettre de candidature
(acceptée): "Vous
pouvez être assuré de mon absolue impartialité,
quoique d'avance, je trouve que la seule mesure logique serait
le massacre, une nouvelle Saint Barthélemy." Personne, dans cette affaire n'avait envisagé
de faire de l'antisémitisme le motif d'un crime atroce,
le massacre de tous les juifs; il ne s'agissait que d'anéantir
"la puissance juive", ce qui est évidemment très
différent et moralement justifiable: tout le monde a le
droit de souhaiter l'anéantissement d'une puissance quelle
qu'elle soit. Eh bien, pour Lazare (révolutionnaire et
internationaliste, il le répète à tout vent),
non: vouloir anéantir la puissance juive, c'est vouloir
anéantir tous les juifs physiquement. Que
cent ans après, il y ait des gens qui disent que jamais
les nazis n'ont eu l'intention d'anéantir physiquement
les juifs, que tout ça est une invention des juifs fanatiques,
n'étonnera guère...
En réalité, le livre est un pamphlet qui commence
par affirmer que si on déteste les juifs, c'est parce
qu'ils font tout pour ça (honnêteté incontestable
de la part de Lazare), et qui cherche ensuite à justifier
tout ce qu'ils font par les actions des autres:
ils ne font que réagir, jamais ils ne prennent l'initiative
d'une attitude désagréable, d'un geste condamnable.
Lazare semble être incapable d'envisager les juifs comme
un groupe de sujets distincts, autonomes, avec des bons et des
méchants, des intelligents et des sots, des gros et des
maigres, doté chacun de qualités et de défauts
personnels, responsable chacun pour soi de ses actes. Il n'y a
pour lui qu'une entité collective, passive, subissant depuis
les origines les outrages des autres peuples: ainsi il admet,
à propos de crimes rituels, qu'il a pu s'en produire et,
conclut-il, "[...]
et assurément, pendant le Moyen Age, il dut y avoir des
Juifs meurtriers, des Juifs que les avanies, les persécutions
poussaient à la vengeance et à l'assassinat de leurs
persécuteurs ou de leurs enfants même." (p.173) On dirait qu'il lui est impossible
d'imaginer simplement qu'il peut y avoir des juifs assassins comme
il peut y avoir des chrétiens assassins, des bouddhistes
assassins, des pharmaciens assassins, etc. Un assassin juif ne
peut être coupable de l'assassinat qu'il commet, il est
d'avance exonéré par la faute de la victime! (on
se souvient d'une époque où les femmes violées
étaient réduites au silence par l'accusation de
provocation!) Ce révolutionnaire va encore plus loin dans
le fanatisme tribal lorsqu'il en vient à qualifier ainsi
les capitalistes juifs : "la
bourgeoisie trouva dans le Juif, au cours des âges, un auxiliaire
merveilleux et puissamment doué." (p. 180) Là encore, pas de distinction
possible entre les hommes ordinaires, chrétiens, juifs
ou Polynésiens, exerçant une fonction socio-économique
ordinaire et se débattant contre les rigueurs de l'existence,
et les sales exploiteurs capitalistes, juifs ou chrétiens
ou bachi-bouzouk, contre lesquels le révolutionnaire doit
se battre, quel qu'il soit. Les capitalistes ordinaires sont ignobles,
mais le capitaliste juif, on ne peut rien lui reprocher, on ne
peut que chanter ses louanges c'est "un auxiliaire merveilleux
et puissamment doué": autrement dit, c'est sa nature
juive qui le pousse, non son individualité.
On pourrait multiplier les exemples, ce serait inutile: le lecteur
verra de lui-même à la lecture, que bien que parfois
Lazare fasse d'incontestables reproches "aux juifs",
il est profondément convaincu, comme il le disait à
Péguy, de l'insondable supériorité "du
juif" sur le reste de l'humanité. A l'en croire, les
juifs ont tout inventé, la religion, la poésie,
la philosophie grecque, la résignation chrétienne,
la philosophie arabe, la philosophie occidentale, le capitalisme,
la culture, la douceur, la révolte, la libre pensée,
la révolution, la justice, la vaillance guerrière,
la science: la liste est interminable, le lecteur appréciera.
Mais il y a une chose que Lazare ne songe pas même une fois
à leur attribuer, une chose dont il semble même ignorer
l'existence, ce qui est étrange puisque c'est là
le concept essentiel du christianisme (que les juifs, d'après
Lazare, ont aussi inventé), c'est la notion de péché,
par laquelle, en y adjoignant celle d'individu, on parvient aux
notions de responsabilité, de faute, d'expiation, de rédemption
et de salut (ou de damnation) individuel, fondatrices de
la civilisation occidentale et de sa morale et de son droit. Lazare,
juif français depuis des générations, élevé
dans les écoles de la République, convaincu d'être
athée et affirmant n'être juif que par l'appartenance
"nationale", l'est en fait au plus profond de sa pensée:
il appartient à un monde où le salut est collectif,
où le "juste" ne se sauve pas mais obtient quelques
années de vie supplémentaire, où seul le
peuple se sauve, en obtenant la domination sur les nations...
"Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage,
pour domaine les extrémités de la Terre..."
(ps. 2, dit psaume d'intronisation de David). Condamner un juif,
c'est peut-être condamner tout le peuple à l'exil
perpétuel.
Pour finir nous évoquerons rapidement les aspects historiques
de sa thèse, d'après laquelle les juifs seraient
asociaux parce qu'on les y force, et qu'ils deviendraient des
citoyens actifs, lumineux et de la première utilité
dès qu'on leur en donne la possibilité. Cette thèse
est fausse, de son propre aveu: il fonde son affirmation, dit-il,
sur l'exemple des juifs russes et roumains mais doit admettre
(p. 109) [qu'] "il y a eu [en Russie] pour les Israélites
des alternatives heureuses, ou moins malheureuses". (il énumère
ensuite quelques-unes des mesures prises en faveur des juifs de
Russie) Quelques précisions historiques sont nécessaires
ici: il n'y avait pratiquement pas de juifs en Russie avant la
réunion à la Russie des provinces russes, occupées
depuis plusieurs siècles par les Polonais (Galicie). Lorsque
Catherine II a annexé ces provinces au XVIIIe siècle,
elle a émancipé les nombreux juifs qui y
vivaient et ses successeurs ont multiplié les mesures destinées
à fondre la population juive dans la population générale
de l'empire, en supprimant les ghettos et en libérant les
juifs pauvres de l'emprise de leurs autorités, notamment
en leur ouvrant les portes des écoles et des universités,
celles de l'armée et des colonies agricoles libres d'Ukraine
(rappelons que les juifs, contrairement aux paysans russes et
polonais n'ont jamais connu le servage, sinon pour en tirer de
grands profits en tant qu'intendants des grands domaines). Ce
sont les autorités des ghettos ("kahal") qui
ont fait tout ce qu'elles pouvaient pour empêcher l'ouverture
de ces sortes de prisons, parce que la conséquence inévitable
aurait été la disparition de leurs pouvoirs dictatoriaux
et arbitraires. On lit tout cela notamment dans le livre de Soljénitsyne
Deux cents ans ensemble, paru à Moscou en juin 2001,
et fondé sur de très larges extraits d'études
menées par des juifs russes au XIXe siècle. Les
remarques de Lazare sur les "alternatives heureuses"
prouvent qu'il était parfaitement au courant de ces mesures
bienveillantes. Et il va même jusqu'à déclarer:
"A mesure
donc que le monde se faisait plus doux pour eux, les Juifs --
du moins la masse -- se retiraient en eux-mêmes, ils rétrécissaient
leur prison, ils se liaient de liens plus étroits. Leur
décrépitude était inouïe, leur affaissement
intellectuel n'avait d'égal que leur abaissement moral;
ce peuple paraissait mort." p.83
Ces phrases et quelques autres ont sans doute suffi à faire
de leur auteur le paria que décrit Péguy, et que
dénonçaient les chantres officiels de la "communauté
juive française" lorsqu'ils protestèrent contre
la réédition du livre par P. Guillaume, affirmant
que "Lazare avait changé d'opinion" et qu'il
avait interdit que l'on republie le livre tel quel (on verra en
lisant le texte de P. Guillaume qu'il n'en est rien). L'ouvrage
reste un témoignage sur le fanatisme de la lutte idéologique
que menaient les juifs et les antisémites: c'est dans ce
climat qu'est intervenue l'affaire Dreyfus et on ne s'en étonnera
pas. Pour les dreyfusards, Dreyfus ne pouvait être coupable,
puisqu'il était juif. Pour nous, ce n'est pas "l'affaire
Dreyfus", "mystique tournée en politique",
qui risque de nous prouver qu'il était innocent: personne
n'a jamais pris la peine de démontrer que c'était
parce qu'il était juif que Dreyfus avait été
condamné.
o Quelques études sur Bernard Lazare :
Jean-Denis Bredin, Bernard Lazare, de l'anarchiste au prophète, Paris, Éditions de Fallois, 1992, rééd. Le Livre de poche, 1994.
Léon Chouraqui, Contribution
à la connaissance de la pensée littéraire,
morale et politique de Bernard Lazare, Thèse de Doctorat,
Université de Provence,
Aix-Marseille I, 1991.
Michael Löwy, Rédemption et utopie, le judaïsme libertaire en Europe centrale, Paris, Presses universitaires de France, 1988.
Wladimir Rabi, Bernard Lazare,
de l'anarchisme au nationalisme juif, in L'Esprit
républicain, colloque d'Orléans, Klincksieck, Paris,
1972.
Nelly Wilson,
* " Bernard Lazare : marches
et ruptures d'un anarchiste ", L'Arc, n°
91/92, Aix-en-Provence, 1984.
* Bernard Lazare, Paris, Éditions Albin Michel, 1985.
o Éditions récentes des ouvrages de Bernard Lazare :
Bernard Lazare, l'Oppression des Juifs dans l'Europe
orientale : les Juifs en Roumanie, Paris, février
1902. Cahiers de la Quinzaine
L'Antisémitisme, son histoire et ses causes, Paris, Les Éditions 1900, 1990.
Le Fumier de Job, [un texte posthume, inachevé] suivi de Herzl et Lazare, par Hannah Arendt, Strasbourg, Circé Éditeur, 1990, rééd. Circé Poche, 1996.
Juifs et antisémites, édition établie par Philippe Oriol, Paris, Éditions Allia, 1992.
L'Affaire Dreyfus, édition établie par Philippe Oriol, Paris, Éditions Allia, 1993.
Lettres à Jean Grave, édition établie par Philippe Oriol, Paris, Éditions du Fourneau, 1994.
Bernard Lazare, anarchiste et nationaliste
juif
de Lazare Bernard, Paris, Honoré Champion, 2000
Oriol,
Philippe
Bibliographie de Bernard Lazare [Texte imprimé]
/ par Philippe Oriol. - Paris (21 rue de l'Évangile, 75018
) : le Fourneau : Société des amis de Bernard
Lazare, 1994 (Paris : Impr. le Fourneau). - 49-[2] p. : ill.,
jaquette ill. en coul. ; 22 cm.
Tiré à 350 ex. dont 100 réservés à
la Société des amis de Bernard Lazare. -
ISBN 2-86288-399-9 (br.) : 68,60 EUR.
Voir ici l'article de Charles Jacquier, plumitif d'accointance libertaire, qui sert de préface à certaines éditions du livre de Lazare sur l'Internet: Bernard Lazare, un prophète anarchiste. Rien que le titre....beurk ! Ce Charlot est un universitaire méridional, mi-cabre mi-chou, qui exploite le monde militant pour se faire une carrière pépère. A prendre avec des pincettes.
Récupération d'un juif qui pourrait être porteur d'un regard critique sur les juifs. Il y a du monde à la manoeuvre, et du fric à tire-larigot. Ce mouvement est couplé avec une récupération par les anarchistes mondains d'un auteur qui se disait anarchiste et pour qui ça ne mangeait pas de pain. Sur le fond, on a assisté depuis longtemps à un ralliement massif des anarchistes au sionisme le plus écoeurant. Rappelons que l'«anar» Lazare s'est rallié, au début, au sionisme de Herzl, ce qui en dit long sur son anarchisme, pour s'en dégoûter après, au spectacle des "hordes des rabbins" russes qui venaient assister aux congrès sionistes.
16 18 septembre 2003. Colloque « Bernard Lazare » à la Sorbonne et au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme. Organisé par Philippe Oriol, Jean-Denis Bredin, Carol Sandrel, Jean-Claude Kuperminc, ainsi que par le Cercle Bernard Lazare, ce colloque bénéficiait du soutien de la Société littéraire des Amis d'Emile Zola. La Mairie du 3e arrondissement présentait, en parallèle, une exposition intitulée « Lazare, la nécessité ».
Gilles Picq : « 1886-1895 : dix années qui ébranlèrent le monde... des lettres ». Vérane Partensky : « Bernard Lazare : poétique du légendaire ». Sophie Lucet : « Le premier symbolisme de Bernard Lazare ». Maxime Bourrotte : « La Fiancée de Corinthe: le théâtre symboliste comme une musique ». Arnaud Vareille : « Prophétie et Histoire ou comment sortir du Jardin des Paroles ». Hélène Millot : « Bernard Lazare : la critique est un sport de combat ». Ronald Creagh : « Le mouvement anarchiste en 1890-1900 ». René Bianco : « Bernard Lazare et la presse anarchiste ». Jean-Louis Izrine : « Les anarchistes et l'affaire Dreyfus ». Gaetano Manfredonia : « Le mouvement anarchiste après l'Affaire : crise ou renouveau ». Michel Drouin : « L'Affaire : de l'iniquité à la réparation ». Vincent Duclert : « Le premier intellectuel. Réflexions sur un avènement dans l'Affaire ». Simon Epstein : « La solitude de Lazare, ou les errements d'une historiographie militante ». Philippe Oriol : « Des premières lignes aux lignes arrières : l'Affaire de Lazare ». Emmanuel Naquet : « La Ligue des droits de l'homme et Bernard Lazare ». Carol Iancu : « Bernard Lazare et Joseph Reinach ». Jean-Pierre Gourcerol : « Bernard Lazare et les Dreyfus ». Nelly Wilson : « Polémique, poésie et vérité : Bernard-Lazare vu et écouté par Péguy». Maryvonne Sion : « Bernard Lazare franc-maçon ? » Jean-Denis Bredin : « Les dernières années. De la nuit des ghettos à la rue de Florence ». Robert S. Wistrich : « Bernard Lazare et l'antisémitisme ». Siegfried Loewe : « Lazare admirateur et détracteur de Drumont ». Sam W. Bloom [lecteur de français à l'Université de Haifa]: « L'appropriation et l'aldutération de Lazare par les négationnistes américains et français ». Catherine Fhima : « La judéité et les sociabilités juives de Lazare ». Steven Uran : « Rencontre manquée et vies parallèles : André Spire et Bernard Lazare ». Philippe Boukara : « Nationalisme juif, socialisme juif : leur émergence au tournant du siècle ». Michael Löwy : « Nationalisme juif et internationalisme libertaire chez Lazare ». Perrine Simon-Nahum : « Inclassable Lazare ? entre prophétisme et socialisme ». Serge-Allain Rozenblum : « Bernard Lazare et Herzl ». Eva Telkes-Klein : « Bernard Lazare et Isabelle à la lumière des archives Meyerson ». Judith Stern : « Questions d'identité: une lecture personnelle de Bernard Lazare ».Il ne semble pas que les actes de ce colloque aient été publiés. Mais si un lecteur les trouve...
Il faut bien qu'ils se démènent, parce que les sioniste ont ANNEXÉ le nom de Bernard Lazare. Ils ont ainsi nommé un cénacle où ils tâchent de récupérer quelques intellectuels pour lustrer l'ignoble boucherie sioniste.
Le cercle Bernard Lazare a fêté dimanche 17 octobre [2004] son 60e anniversaire en présence de nombreuses personnalités dont Pierre Moscovici, [PS] Yossi Beilin et Jacques Huntzinger [PS]. Lors d'une table ronde consacrée aux grandes institutions, Gérard Unger, membre de l'Exécutif du CRIF, a affirmé que « le CRIF représente la communauté juive sur le plan politique et continuera à le faire, en espérant que les périodes difficiles que nous traversons seront apaisées ». http://www.col.fr/breve-1814.html
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