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Sur le kahal, le livre de Brafman et d'autres

 

 

 

KAHAL est un terme qui peut avoir de nombreuses significations. Il vzut souvent dire "tribunal", au sens de tribunal juif traditionnel, mais le sens n'est pas strictyement juridique. En fait, c'est l'instittuion qui gouverne la communauté juive d'Europe orientale traditionnelle, ce qu'on appelle aussi le "shtettel", d'un mot qui signifie proprement "petite ville". Un groupe d'nciens et de rabbins détenait, dans le passé, une autorité presque absolue sur la communauté: c'était le kahal.

Le livre de Brafmann s'appuie sur les archives de la communauté juive de Minsk, en Russie blanche, et c'est donc un travail de sociologie, mené par un juif russe converti au christianisme, et donc abhorré e ses anciens coreligionnaires, et abondamment diffamé.

Récemment le terme kahal a fait des métaststase. on trouve par exemple un groupe de juifs israéliens qui se réunit autour du refus de la circoncision. On peut consulter leur site, en hébreu, mais avec une page en anglais et une page en russe:

http://www.kahal.org/

En conteste sépharade, "kahal" peut vouloir dire simplement "synagogue". 'synagogue est évidemment un mot grec)

 

Il existe un livre, un très bon travail, qui est une recherche historique sur le kahal de l'Europe centrale ancienne :

SIMON SCHWARZFUCHS, KAHAL, LA COMMUNAUTE JUIVE DE L'EUROPE MEDIEVALE
Edité par MAISONNEUVE ET LAROSE, 1986.

 

Brafman a décrit de l'intérieur le fonctionnement des institutions politiques juives en Russie comme des pouvoir exorbitants. Il a proposé des réformes, à une époque où le gouvernement russe les multipliait. On trouvera un remarquable tableau de la situation de la Russie au XIXe siècle dans le live de Soljénistine, Deux siècles ensemble, publié en français chez Fayard. Notez que ce livre paru en russe, traduit aussi en allemand et en italien, n'est toujours pas traduit...en anglais ! cinq ans après sa parution ! S'appuyant sur des sources exclusivement juives, Soljénistine montre le gouvernement russe aux prises avec une nouvelle minorité, à la suite du démantèlement der la Pologne et de la récupération par la Russie de ses territoires méridionaux et occidentaux, longtemps occupés par les Polonais et les Lithuaniens, et leurs noblaillons latifundiaires. C'est dans ces territoires que s'était produite une expansion juive, au service des nobles polonais absentéistes, et au détriment des paysans qui s'étaient vu imposer ces intendants particulièrement avides et brutaux. En Russie même, il n'y avait pratiquement pas de juifs.

C'est donc par une sorte d'inadvertance que l'empire russe s'est trouvé soudainement avec une considérable population juive, qui avait perdu sa raison d'être économique, l'exploitation de la rente foncière au profit d'une aristocratie chassée par l'armée russe. Il ne suffisait pas de la cantoner dans l'ancienne zone polono-lithuanienne. Il fallait lui trouver des moyens de vivre sans se livrer à cette cruelle exploitation des moujiks. C'est de là qu'est né l'antagonisme entre les juifs et la Russie. Les juifs refusaient toutes les réformes et ne voulaient qu'une chose: être libres d'ouvrir des cabarets dans les villages et de pratiquer l'usure, ce qui aboutissait rapidement à les mettre en possession des terres. La rancune juive finira pas éclater avec la révolution bolchevique et l'expropriation générale des pysans russes.

Il faut replacer le travail de Brafman dans ce contexte. Il est universellement critiqué par les sources juives parce qu'il s'était rangé du côté du gouvernement russe, qui cherchait à protéger ses sujets des pratiques des requins de la finance. Cette problématique est toujours d'actualité.

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Il existe aussi un livre en espagnol d'un auteur dont le nom de plume est Hugo Wast, qui a écrit une sorte de roman, très célèbre en Amérique latine, qui exposait les idées antisémites, intitulé "el kahal".

Gustavo Adolfo Martínez Zuviría, también conocido por su nom-de-plume Hugo Wast, (Córdoba, 23 de octubre de 1883 ­ Buenos Aires, 28 de marzo de 1962) fue un escritor y político argentino. Alcanzó notoriedad por sus novelas, algunas de las cuales fueron adaptadas al cine, por su acción pública como diputado y ministro de instrucción pública, cargo desde el cual implantó la enseñanza ordinaria aunque no obligatoria de la religión católica en todas las escuelas del país, y por su ferviente militancia religiosa, teñida de un fuerte carácter nacionalista y antisemita. Fue Ministro de Educación en 1944 durante la presidencia de facto del General Pedro Pablo Ramírez. (...)

Ese mismo año (1933) publicaría "Oro", también conocida como "El Kahal", un híbrido de novela y ensayo virulentamente antisemita en que sostiene que la vida privada de los judíos está regulada en todos sus detalles por un hipotético tribunal, el Kahal, que dirige todas sus actividades e impone sanciones que alcanzan la pena de muerte a quienes no obedecen sus mandatos secretos de infiltración, enriquecimiento y control de las organizaciones gentiles. Centrado en la Argentina, el ensayo de Martínez Zuviría postulaba sin embargo un Kahal supremo, con sede en Nueva York, que dirigiría la conjura judía mundial. La obra fue un éxito entre los crecientes círculos antisemitas y nacionalistas del país; aunque la comunidad judía local recurrió a medios legales para proteger su reputación, la obra gozó de numerosas reimpresiones y aumentó la popularidad de Martínez Zuviría.
Martínez Zuviría colaboró en esa época con la revista Clarinada, un órgano subtitulado "Revista anticomunista y antijudía" publicado por Carlos M. Silveyra, que difundía informaciones sobre una supuesta conjura mundial judeocomunista; la publicación de la revista mereció elogios en Der Stürmer, el órgano de prensa del nazismo en Alemania. Firmó también en 1937 un manifiesto de apoyo a la insurrección de Francisco Franco en España, simpatizando con la "reivindicación heroica de la nacionalidad, la religión y las glorias tradicionales de su patria". La novela 666, publicada unos años más tarde, recuperaría estos temas desde una perspectiva apocalíptica, equiparando la expansión del comunismo y el judaísmo internacional con el advenimiento del Anticristo.

http://es.wikipedia.org/wiki/Gustavo_Martínez_Zuviría

Voir de brefs extraits (wastkahal.pdf, 8 p.)

 

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Henry Ford, dans ses articles célèbres se demandait si le kahal n'était pas le prototype du soviet.

Is the Jewish "Kahal" the Modern "Soviet"?
The Soviet is not a Russian but a Jewish institution. Nor is it the invention of Russian Jews of the present time, a new political device which has been set up as a vehicle of the ideas of Lenin and Trotsky; it is of ancient Jewish origin, a device which the Jews themselves invented to maintain their distinctive racial and national life after the conquest of Palestine by the Romans.
Modern Bolshevism, which is now known to be merely the outer cloak of a long-planned coup to establish the domination of a race, immediately set up the Soviet form of government because the Jews of all countries who contributed to Russian Bolshevism had long been schooled in the nature and structure of the Soviet.
The Soviet appears in the Protocols of the Learned Elders of Zion under the ancient name of KAHAL. In the Seventeenth Protocol this passage occurs:
"Even now our brothers are under obligation to denounce apostates of their own family or any person known to be opposed to the Kahal. When our kingdom comes, it will be necessary for all subjects to serve the state in a similar manner."
Anyone who is acquainted with contemporary Jewish life knows what this denunciation of apostates means. The bitterness of the persecution which falls upon a convert to Christianity or upon the Jewish son or daughter of an orthodox family who chooses to marry a Gentile, is without parallel among men. Very recently in a western state a fine Jewish girl chose to marry a Gentile, who was a newspaperman. From the time of her announcement of intention, the girl was treated as an apostate. Had she died a most wretched death, had she descended to a status of most ignominious shame, the feelings which her fate would have aroused could not have been more terrible. A darkly solemn funeral service was held for her, and on her bridal day she was declared to be dead to her people. THE DEARBORN INDEPENDENT, issue of 28 August 1920.

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A PROPOS DE BRAFMAN et du kahal, voici un commentaire mis en ligne par Hervé Ryssen sur son blog en août 2007:

Jacob Brafman et les kidnappeurs / Léon Poliakov, Histoire des crises d'identité juives.

 

Jacob Brafman (1825-1879) est l'auteur du Livre du Kahal, dans lequel il dénonce les agissements secrets des juifs en Russie. Son ouvrage fut envoyé à tous les représentants de l'autorité tsariste afin de les éclairer sur la façon de traiter avec les communautés juives.
Le grand historien juif Léon Poliakov nous a laissé quelques mots à son sujet, dans son Histoire des crises d'identité juives (Austral 1994, p. 163).

"Il est vrai qu'il avait certaines raisons d'en vouloir à sa communauté d'origine, implantée à Klesk, dans une bourgade biélorusse. Un quota d'adolescents juifs, les cantonistes, devaient être fournis par les communautés pour effectuer un service militaire d'une durée de 25 ans. Auparavant, ils étaient baptisés et recevaient un nouveau patronyme, à consonance généralement russe. On comprend que les familles juives redoutaient par dessus tout cette obligation, et que, dans la plupart des cas, les familles riches envoyaient à la place des leurs, les enfants des familles pauvres. Il existait même des kidnappeurs professionnels, les "Khappers", payés pour livrer aux autorités des adolescents défavorisés. Jacob Brafman avait ainsi été livré par sa communauté, mais avait réussi à échapper aux Khappers. Il se fit baptiser, et se fit censeur officiel de tous les livres juifs publiés dans l'Empire russe." Il fit preuve d'un "zèle antijuif redoutable."
"Il publia en 1869 aux frais du gouvernement russe Kniga Kagala, Le Livre du Kahal, et en 1875, Les Confréries juives universelles, dans lequel on apprenait que ces groupes "unissent tous les Juifs dispersés sur la Terre en un seul corps puissant et invincible."

http://herveryssen.blogspot.com/2007/08/jacob-brafman-et-les-kidnappeurs-lon.html

 

Les calomnies classique. Exemples

L'affaire Jacob Brafman constitue un autre exemple des dommages causés par la médisance. A la fin des années 1860, un juif, Jacob Brafman, apparut à Vilnius pour offrir ses services comme informateur contre ses coreligionnaires. Il voulait venger ainsi une rancoeur à l'égard des dirigeants de la communauté de Minsk qui avaient tenté de l'envoyer à l'armée comme cantoniste. Son Livre de la Communauté juive, rempli des habituels préjugés et clichés sur les juifs et le judaïsme, fut envoyé à tous les représentants de l'autorité tsariste afin de les « éclairer » sur la façon de traiter avec les communautés juives. Ce livre fut la cause indirecte de la mort, au cours de pogromes, de nombreux juifs, aucunement mêlés à la conscription de Jacob Brafman .

Gilbert Issard
http://fr.wikisource.org/wiki/Hafetz_Hayim_ou_l'éthique_de_la_parole

 

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